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« LE RITZ, C’EST MA MAISON », ASSURAIT GABRIELLE CHANEL, QUI PRÉFÉRAIT VIVRE À L’HÔTEL PLUTÔT QUE DANS SON APPARTEMENT VOISIN DE LA RUE CAMBON, AVEC POUR DÉCOR DES OBJETS AUXQUELS ELLE TENAIT, DONT SES CÉLÈBRES PARAVENTS DE COROMANDEL. LA SUITE COCO CHANEL REFLÈTE TOUJOURS LA PERSONNALITÉ ET LE GOÛT DE CETTE FEMME HORS DU COMMUN.

 

GABRIELLE CHANEL, LA PLUS CÉLÈBRE DES CRÉATRICES DU XXÈME SIÈCLE, VÉCUT AU RITZ PARIS PENDANT 34 ANS, APRÈS S’Y ÊTRE INSTALLÉE UNE PREMIÈRE FOIS EN JUIN 1920. LE PERSONNEL QUI L’ENTOURAIT SE SOUCIAIT D’ELLE, ET COMPOSAIT LA FAMILLE DONT ELLE AVAIT TOUJOURS RÊVÉ. REFUGE SECRET ET INTIME D’UNE GRANDE DAME. ÉLÉGANTE DÈS SON LEVER, ELLE ADMIRAIT, PLEIN CADRE, À TRAVERS LES LARGES FENÊTRES, LA COLONNE VENDÔME. CELLE QUI AFFIRMAIT « LA MODE SE DÉMODE, LE STYLE JAMAIS » AVAIT AMÉNAGÉ CET ESPACE AVEC LES PLUS BEAUX OBJETS DE SON APPARTEMENT RUE CAMBON, DONT SES PARAVENTS DE COROMANDEL QUI EMBELLISSENT TOUJOURS LA SUITE MYTHIQUE DU RITZ PARIS.

En redonnant sa superbe au Ritz Paris, sans bousculer ni ses codes ni son style, Thierry W. Despont, décorateur d’intérieur français installé à New York, a travaillé en étroite relation avec la Maison Chanel et Karl Lagerfeld pour la Suite Coco Chanel. Le Ritz désirait descendre la suite d’un étage et l’agrandir afin de bénéficier des portes fenêtres et du balcon du 1er étage, mais leur souhait était de préserver l’esprit et l’âme de la styliste. Le résultat est à l’image de Gabrielle, incarnation du chic parisien : contemporain, indémodable. Lorsque l’on franchit la porte de cette suite de 180 mètres carrés au deuxième étage, on imagine Coco éclairée par une lampe Giacometti, rêvant dans ce lieu qui lui ressemble et dont l’atmosphère demeure inchangée. Comme un témoignage émouvant de la vie incroyable de la petite fille modeste qui allait conquérir le monde de la Mode.

Chanel par Roger Schall

« Je suis comme un escargot. Je porte ma maison avec moi : deux paravents de Chine, des livres partout. Je n’ai jamais pu vivre dans une maison ouverte. La première chose que je cherche, c’est des paravents ». Ces paravents de Coromandel, en laque de Chine gravée de paysages, de fleurs et d’animaux, la réconfortaient, l’entouraient, la suivaient d’un lieu à un autre. Elle choisit les plus beaux pour son « chez elle » au Ritz Paris. « La première fois que je vis un paravent de Coromandel, je m’écriais : comme c’est beau ! Je n’avais jamais dit cela d’aucun objet ».  Et, au cours de sa vie, elle les traqua en collectionneuse passionnée. Dans l’ombre rassurante de ses Coromandel, l’imagination de Chanel galopait. Ils sont désormais, comme autrefois, le cœur palpitant de sa suite. Tout gravite autour, tout s’y intègre avec harmonie : luminaires en cristal, miroirs vénitiens, réédition de tables, lampes et appliques de Giacometti et Jean-Michel Frank. Les deux chambres, le grand salon, les deux salles de bain – avec, contrairement à toutes les autres pièces d’eau du Ritz Paris, une robinetterie chromée et non dorée – forment un ensemble très couture. Discrètement, le lion et l’épi de blé, emblèmes chers à son cœur de grande superstitieuse, sont présent.

© Vincent Leroux_Ritz Paris

Avec la même méticulosité, le même souci de perfection que la Grande Mademoiselle et ses petites mains pour ses créations, artistes et artisans ont œuvré pour illuminer la Suite Coco Chanel en la dotant d’éléments techniques indispensables, savamment dissimulés.

© Vincent Leroux_Ritz Paris

Pour retrouver les nuances exactes de ses couleurs fétiches – blanc, noir et beige – vingt essais ont parfois été nécessaires. Pas question de trahir celle qui confiait : « Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel ». La Manufacture Royale Bonvallet à Amiens a relancé des métiers afin de tisser des textiles exclusifs comme le velours de Mohair. Cuir et daim d’une souplesse incroyable ont été taillés pour tapisser fauteuils et canapés. La Maison Goossens a réédité la table « Nénuphar » et surtout la table basse « Épis de blé » de Gabrielle avec la même ferveur que Robert Goossens, son créateur orfèvre, dessinait ses bijoux. La Maison Pierre Frey a réalisé à la main les tapis.

De-ci, de-là, des photos inédites de Gabrielle Chanel par Roger Schall et François Kollar, des dessins de Christian Bérard mais aussi de Karl Lagerfeld, évoquent celle qui assurait : « Le luxe ce n’est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité ».

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