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La Maison Boutary : de Paris à Tokyo

La Maison Boutary doit son nom à la demeure familiale des barons de Saint Vincent, le château de Boutary, situé à Escatalens, sur les rives de la Garonne dans le sud-ouest de la France. Fondée en 1888 par la baronne Marie-Élizabeth de Saint Vincent, la Maison, alors spécialisée dans la viticulture, se développe au XXe siècle grâce à son arrière-petit-fils, le baron Roland de Saint Vincent. Il transforme le domaine en verger d’exception, oriente ses activités vers l’épicerie fine et fournit jusqu’en 1990 les plus grandes épiceries, les plus beaux hôtels et les meilleures tables d’Europe et d’Asie. Fort de cet héritage, son petit-fils, Charles de Saint Vincent redonne aujourd’hui vie à l’activité gastronomique historique de la Maison, en la consacrant désormais à deux activités complémentaires :Le caviar, qu’ils produisent via une ferme d’élevage d’esturgeons, en Bulgarie et la restauration. 

Dans ces deux activités, la Maison Boutary s’appuie sur des racines aristocratiques couplées à un farouche esprit d’ouverture et d’accueil pour déployer l’ « esprit de château » du XXIe siècle, raffiné et convivial… La Maison reçoit désormais sous ses couleurs historiques – le rouge et le noir – dans 4 établissements: trois restaurants parisiens (VIème, IXème, et XVIIème arrondissements) et un restaurant-bar à caviar au cœur de Tokyo à Akasaka.

J’ai découvert et rencontré deux des chefs qui œuvrent pour la famille Saint-Vincent. L’un à Paris, le Chef Roméo Agbodjan dans le “pas si petit” Petit Boutary, dans le quartier des Batignolles à Paris et l’autre à Tokyo dans le quartier d’Akasaka, le Chef Ryuji Kikuchi, 

Ce qui est le plus beau dans ces Maisons Boutary, c’est la volonté affirmée par Charles de laisser chacun de ses Chefs s’exprimer avec leurs talents et leurs cultures, tout en gardant en filigrane, l’âme de la Maison Boutary et de ses saveurs emblématiques, évidemment les caviars, la purée mais aussi une belle sélection de vins et champagnes. 

Petit Boutary – Paris – Chef Roméo Agbodjan

Dans une rue discrète, au cœur du quartier des Batignolles, le Petit Boutary est un lieu convivial, avec deux espaces pour deux ambiances:  une salle très bistrot aux couleurs de la maison Boutary, avec son grand comptoir et ses petites tables carrées en bois et «la Table du Chef» avec vue sur la cuisine “très ouverte”, où œuvre, tout sourire, le Chef Roméo Agbodjan. Le gros plus pour les semaines à venir, le printemps arrivant doucement, c’est la terrasse du Petit Boutary, qui va être un rendez-vous incontournable des amoureux de bonne gastronomie dans une ambiance décontractée et où le livre de cave regorge de bonnes quilles.

Roméo Agbodjan, originaire du Benin,  y fait ses premières armes en cuisine. Puis approchant le Rotary Club, il décide de venir en France, pour assouvir son rêve de gastronomie “escoffière”. Il va alors être formé par Stéphane Gaboriau du Pergolèse, puis passer à l’Ambroisie et par la cuisine iodée du Divellec. Un apprentissage de haut vol, que l’on retrouve dans la cuisine très soignée de Roméo: la maîtrise des cuissons de ses poissons et de ses viandes, mais aussi dans la précision apportée aux dressages de ses assiettes, digne des étoilés où il est passé. Subtilement, on retrouve également le goût du chef pour les saveurs iodées, fumées, héritées de ses origines africaines, qui se marient parfaitement ensemble, dans des plats de haute bistronomie.

La base du travail de Roméo c’est de dénicher quotidiennement les meilleurs produits du marché. Du coup à la carte c’est un choix de rythmique; 2, 3 ou 4 temps selon les humeurs du Chef et la valse des saisons. Foncez-y !

Interview du Chef Roméo Agbodjan:

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Où avez-vous commencé à apprendre la cuisine ?

J’ai débuté à l’hôtel école Avenida, 5 étoiles à Lomé, où des chefs français venaient enseigner. Puis Il y a eu un restaurant Ethiopien, très réputé: Lalibela. Étant d’origine éthiopienne, c’était plus facile pour moi. Ensuite le Bénin Royal, 4 étoiles, a fait appel à moi. Mais j’ai senti que j’arrivais au bout de ce que je pouvais apprendre dans mon pays, et j’étais très volontaire pour progresser. 

Comment avez-vous poursuivi votre apprentissage ?

C’est par le biais du Rotary Club que je rencontre un MOF (meilleur ouvrier de France) qui me prend en stage à Paris. J’apprends alors la rigueur, et j’aime ça. Je fais 3 mois de stage intense et j’y apprends des bases précieuses: les sauces, les jus et les grands classiques, comme le lièvre à la royale. Puis je vais faire Ferrandi Paris. L’Ambroisie pour rencontrer le père Pacaud, et le fils Pacaud a fini par m’envoyer au Divelec, et j’y ai fait pendant 4 ans, où je suis passé de chef de partie à sous-chef. Mais j’ai voulu encore bouger, car mon objectif, c’est MOF. et pour accomplir cela je ne peux pas rester en place, il faut que j’apprenne plus, ailleurs. Via le Bocus d’Or, je rencontre le  Chef Jérôme Ferrer, de Montréal, qui me dit que la maison mère à besoin d’un Chef. J’y ai passé 3 mois. Mais, j’avais toujours soif de challenge, alors je suis revenu à Paris. J’ai rencontré Charles de Saint Vincent, et le courant est passé tout de suite et ce qui m’a beaucoup plus c’est la carte blanche qu’il m’offrait. Ici, je travaille les produits de saison, mais aussi le gombo, le manioc, je peux vraiment m’éclater.

Comment définiriez-vous la cuisine du Petit Boutary ?

Ici, je fais ce que je veux, j’achète ce que je veux. Je dois rester dans un ratio raisonnable mais je peux laisser libre court à mon imagination. Et c’est une très grande chance. La cuisine du Petit Boutary est gastronomique dans un esprit bistrot, une cuisine française avec des touches subtiles africaines.

Je travaille notamment l’oignon et le piment pour faire des fonds de sauce comme dans la cuisine éthiopienne, cela donne du goût sans avoir le feu du piment, mais aussi des inspirations béninoise, purée d’igname: le agou, la sauce gombo: le classique, sauce épinard: le gboma, la papaye, j’utilise aussi le fonio, une céréale africaine, la banane plantain, que l’on retrouve un peu partout en Afrique. Ici je la prépare avec des gambas, les clients adorent.

Le petit plus, et c’est très important pour moi: l’équipe est chaleureuse.

Quel est votre objectif au Petit Boutary ?

Mon objectif c’est d’avoir une étoile, sur mon nom si possible.Je travaille beaucoup pour ça.

Boutary Akasaka – Tokyo – Chef Ryuji Kikuchi: 

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En plein coeur de Tokyo, dans l’arrondissement de Minato, le quartier d’Akasaka, espace chic et vallonné Ce quartier abrite un mélange de touristes étrangers, d’expatriés de longue date et d’habitants japonais aisés, ce qui lui donne une dimension internationale et sophistiquée, mais surtout différente de tout ce que l’on trouve à dans le reste de la mégalopole nippone. 

Lieu de résidence du pouvoir impérial et ancien poste de garde à l’époque du château d’Edo. Il fut longtemps considéré comme le « quartier des ambassades », Akasaka accueille effectivement de nombreuses représentations diplomatiques, dont les ambassades des États-Unis, du Canada, du Mexique, d’Espagne et de Syrie. La résidence officielle du Premier ministre japonais, le Kantei, se trouve également à la limite nord du quartier. Cette concentration d’institutions politiques et économiques confère à Akasaka une dimension internationale et un certain prestige. c’est aussi le quartier des bonnes adresses pour le shopping de luxe. Y flâner donne un aperçu des endroits fréquentés par les classes supérieures japonaises et étrangères. C’est aussi un centre d’affaires, on y retrouve de nombreuses entreprises japonaises de premier plan, comme Fujifilm, Fujitsu, Hitachi, ou encore Mitsubishi Corporation. La chaîne de télévision Tokyo Broadcasting System (TBS) a installé son siège social dans la Biz Tower, un immeuble futuriste surnommé le « Big Hat ». Plusieurs multinationales étrangères ont aussi choisi Akasaka, à l’instar de Becton Dickinson, Coca-Cola, Google Japan, ou Morgan Stanley. 

Mais au milieu de cet enchevêtrement architectural, on déniche quelques appréciables oasis de tranquillité et des restaurants “pépites”, comme le Boutary Akasaka, tenu par le Chef Ryuji Kikuchi et sa femme Kei Kikuchi, sommelière. Je retrouve la façade rouge typique de la Maison Boutary, au beau milieu de Tokyo, avec pour sous titre: “French bistro and Caviar bar”. Le restaurant de Akasaka, est comme une petite boîte à bijoux, le premier niveau: en contre bas, avec le bar et sa cuisine ouverte qui permet, comme dans tous les Izakaya (le bistro typique japonais) du pays, d’être en contact direct avec le chef et de le voir exercer son talent. Puis à l’étage, un espace très intime, à la décoration épurée: quelques tables, nappées de blanc et des murs délicatements veinés d’or, à la manière du kintsugi, cette tradition japonaise qui consiste à réparer les objets cassés avec un lian à base d’or. 

Je suis reçu par Kei, sommelière et femme du Chef, qui possède un ecave exceptionnel de bouteilles françasie de rouges de blancs mais aussi de champagnes. 

On retrouve bien sur le plat signature écrasé de pomme de terre et caviar osciètre de la Maison Boutary, puis suit une cuisine d’inspiration française, avec des produits locaux et toute la précision, l’élégance des chefs japonais: les quantités sont parfaites, les équilibres des saveurs et les cuissons parfaitement maîtrisées, le soin apporté au dressage est millimétré. Pour l’’apéritif on ouvre sur un champagne de la maison José Michel, cuvée Prémices, un assemblage Meunier et chardonnay, avec des notes douces de citron, et une belle tension avec des bulles fines. En entrée, foie gras et jus de viande avec macaron et mascarpone, qui apportent de la fraîcheur. L’écrasé de pomme de terre est ici fumé au bois d’hêtre et accompagné de caviar osciètre, le tout servi avec un pouilly fumé du Domaine Champeau, typique au note de pierre à feu, en bouche tension et droiture sur des parfums d’agrumes..

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en plat du canard, à la chaire généreuse, rosée et juste snackée sur le grill, accompagné d’asperges de Niigata, de poivron vert et de piment doux de Manganji. Les saveurs sont marquées et douces à la fois, tout ce distingue nettement sans que rien ne vienne perturber la saveur voisine. La dégustation de ce plat est complétée par un verre de Haute côte de nuit rouge, de chez Philippe Gavignet, aux notes de fruits noires et de cuire, avec de beaux tanins fondus, qui soutiennent parfaitement ce plat.

Interview du Chef Ryuji Kikuchi: 

Comment êtes-vous devenu cuisinier? 

J’adore manger. C’est une idée assez simple qui m’a fait être cuisinier.

Quel a été votre parcours en cuisine? Comment vous êtes vous formé ? Dans quel restaurant avez-vous appris votre métier? 

J’ai commencé à apprendre la cuisine après l’école. A Shinjuku. Et puis, je suis allé en France, pendant un an, pour étudier la cuisine. Ensuite, de retour au Japon, j’ai commencé à travailler dans un restaurant à Tokyo, à Shinjuku. C’est un restaurant deux étoiles que tenait Michel Troisgros.

Et quel est le lieu ou le chef qui vous a le plus marqué dans votre parcours de cuisinier ?

Michel Troisgros a été très important pour moi. Puis ça a été Lionel Beccat, qui est maintenant chef au restaurant Esquisse à Ginza, Tokyo. Pour moi le plus important ce sont les relations humaines et la gastronomie. 

Qu’est-ce que vous aimez le plus travailler dans la cuisine? Les viandes, les poissons, les légumes…?

Ce qui est le plus important sont les saisons, travailler la saison, c’est ça qui me donne l’inspiration.  J’aime aussi travailler la viande, j’ai appris cela à Paris d’ailleurs, découper les carcasses.

Comment définiriez-vous la cuisine de Butari Tokyo? 

A la base, on fait de la cuisine française, parfois très classique, par exemple le tournedos Rossini. Mais en fait ici, les clients sont presque à 80% des habitués. Donc pour les surprendre, on fait aussi une cuisine fusion, un mélange de franco-japonais. Des petits tapas, on fait des choses hors menu, cela permet de découvrir différentes choses. Et évidemment, toujours un petit peu de caviar.

Comment travaillez-vous les assemblages entre le vin et votre cuisine en salle? 

On sert beaucoup de vin français, nature même, et une belle sélection de champagne de vignerons. Tout cela c’est grâce à ma femme qui est sommelière. Nous avons aussi de beaux sakés à découvrir.

Petit Boutary – Paris – Chef Roméo Agbodjan

Formule déjeuner : 32€, menus : de 39€ à 99€. 16, rue Jacquemont 75017 Paris. 

Tél. : +33 (0)1 46 27 76 23. petitboutary.com

Boutary Akasaka – Tokyo – Chef Ryuji Kikuchi: 

107-0052 5-1-29 Akasaka, Minato-ku, Tokyo Bâtiment Fujiya 1F

Tél. : 03-6807-4268
Mail : contact@boutary.tokyo

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ArchivesBlogMagazineNews de Mode

BENSIMON FÊTE SES 45 ANS

La marque française et emblématique célèbre son anniversaire avec une année pleine de surprises.

On commence par l’ouverture d’une nouvel espace situé rue Commines, au numéro 4.

Situé dans le marais, ce lieu innovant propose un concept original : un convoyeur de pressing déroule la collection, un réfrigérateur présente les accessoires, un petit salon, la déco et la cuisine dévoile l’art de la table. L’étage accueillera dès le 2ème trimestre 2025 un atelier de customisation pour permettre aux clients de personnaliser leurs achats et transformer sa pièce Bensimon en pièce unique. L’objectif est de rendre la boutique vivante et donner envie d’y flâner et même d’y rester, en faire un véritable espace de vie.

On poursuit avec une collab avec ARTHUR ROBERT, le designer de OUEST PARIS 

L’idée était de revenir à l’ADN de Bensimon, le Surplus, ses coupes unisexes et ses matières robustes. (…) Cette collection, unisexe, est signée d’étiquettes vintages chinées dans les anciens stocks de la marque rue Bichat, rendant hommage à l’histoire de la marque. Travailler sur ce vestiaire, et pour une maison avec une histoire si riche, mêlant mode, art contemporain et lifestyle, a été une première pour moi, et un vrai plaisir. » Arthur Robert, fondateur de OUEST PARIS

On continue avec une collab sur la tennis B79 avec MERCI

La B79, version revisitée de la tennis et née d’une volonté de la marque d’être de plus en plus éco-consciente, offre une semelle compensée et une version montante pour un look plus urbain. C’est elle que la boutique Merci a choisi pour une collaboration exclusive et disponible en 2 couleurs depuis le 10 avril en boutique.

et on termine par une collab sur la tennis avec le PRINTEMPS NY

De nouvelles collaborations à venir sur la mythique tennis et sa petite sœur entièrement éco-conçue la B79. La tennis voyagera et prendra successivement les couleurs du tout nouveau Printemps New-York et de la marque Turque Muse for All sous la direction artistique de sa fondatrice Yasemin Ogun.

Et Bensimon nous réserve encore beaucoup de surprises !

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ArchivesMagazineSoins & Parfums

HFC Paris présente «Lucky One»

La nouvelle fragrance créée par le parfumeur Raphael Haury, « Lucky One » pour HFC Paris s’inspire d’une nuit d’été sous les étoiles, comme un symbole de chance en référence à sa bonne étoile. C’est une composition unique, enfermée dans un flacon noir et acier, très masculin, et qui s’adresse aux audacieux qui osent réaliser leurs rêves. Il est comme le génie de la lampe d’Aladin qui ne demande qu’à exaucer tous vos vœux. Il deviendra vite votre parfum préféré, votre « Lucky One ».

Dès les premières notes de feuilles de violettes et de mandarines, la fragrance « Lucky One » nous transporte dans une atmosphère scintillante. La mandarine juteuse pleine de vitalité offre une sensation fraiche et vibrante propre à l’été. Le mélange d’épices avec la noix de muscade, le safran et le poivre bourbon, ajoutent une pointe de sophistication et de mystère dans son accord central. Enfin, elle est finalisée de façon magistrale par un bouquet floral composé de jasmin, de rose et d’osmanthus. Cet assemblage original prend toute sa profondeur grâce à un accord enveloppant de cuir, de patchouli et d’encens.

« Pour Lucky One, j’ai voulu créer un parfum qui invite chacun à saisir sa chance. Chaque goutte est un rappel que la vie est pleine de surprises et que la beauté réside dans les moments les plus subtils. C’est une fragrance qui incarne la joie de vivre, la chance et la sensualité. Un parfum qui vous fait vous sentir chanceux, chaque jour. » – Raphael Haury, parfumeur


Les notes de Lucky One :
Note de tête : Feuilles de violette / Baie rose / Safran / Mandarine
Note de coeur : Rose / Cuir / Jasmin / Oliban / Noix de muscade
Note de fond : Musc / Osmanthus / Patchouli / Ambre / Mousse

Informations pratiques

Points de vente : Exclusivement sur le site officiel www.hfcparis.com

Formats : Eau de Parfum 75ml.

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ArchivesMagazine

Exposition Paolo Roversi au Palais Galliera

L’exposition Paolo Roversi au Palais Galliera dévoile 50 ans de photographies, et révèle
comment l’artiste s’est emparé de la mode pour créer une œuvre unique. Il s’agit de la
première monographie consacrée au photographe à Paris, sous sa propre direction artistique, épaulé par Sylvie Lécallier, chargée de la collection photographique.


D’origine italienne, né à Ravenne, Paolo Roversi s’installe à Paris en 1973. Sa carrière est marquée
par sa collaboration avec les plus grands créateurs de mode, notamment Yohji Yamamoto,
Romeo Gigli, Rei Kawakubo pour Comme des Garçons.

Sasha, Yohji Yamamoto, Paris, 1985.


Dès ses années d’apprentissage, le choix du studio, de la chambre grand format et du Polaroid,
définissent la manière de travailler et l’esthétique du photographe qui s’adapte au numérique
avec succès. Sa signature est reconnaissable entre toutes : tonalités douces et sépia des noir
et blanc à la lumière du jour, densité et profondeur des couleurs à la lumière de la lampe torche.

Sihana Shalaj, Comme des Garçons, Paris, 2023


Au fil des années, Paolo Roversi cherche, invente son propre langage photographique,
accueillant les hasards et les accidents comme des opportunités de se renouveler. Depuis, il travaille pour des magazines prestigieux (Vogue italien et français, Egoïste, Luncheon…).

Tami, Dior AH 1949, Paris, 2016


Les plus grands mannequins sont passés devant son objectif. Elles posent toujours avec
simplicité; leur présence est intense. Chacune de ses photographies de mode est un portrait.
Paolo Roversi se tient à la fois au cœur du système et à distance, loin des courants éphémères
de la mode. À la recherche de la beauté, il construit une œuvre singulière sur laquelle le temps
n’a pas prise.

Autoportrait Paolo Roversi 2020


Cette exposition qui réunit 140 oeuvres dont des images inédites, des tirages Polaroid, des
archives (magazines, catalogues…) dévoile le parcours professionnel et artistique d’un
photographe de mode exceptionnel. Entraînant le visiteur de l’ombre vers la lumière, la
scénographie fait du Palais Galliera le studio de l’artiste, un espace imaginaire, le théâtre de
tous les possibles.

Palais Galliera, musée de la Mode
de Paris

10, Avenue Pierre Ier de Serbie, Paris 16e arrondissement
Horaires
Mardi à dimanche de 10h à 18h – Nocturne les jeudis jusqu’à 21h
Fermé les lundis
Tarifs
Billet solo : 12€ (tarif plein) – 10€ (tarif réduit) – gratuit – de 18 ans
Réservation recommandée
www.billetterie-parismusees.paris.fr
Pour venir au musée
En métro : ligne 9, Iéna ou Alma-Marceau
En RER : ligne C, Pont de l’Alma

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ArchivesMagazine

Toutânkhamon, l’expérience immersive

Toutânkhamon, l’expérience immersive pharaonique est une opportunité unique de rejoindre
l’équipe d’Howard Carter à la découverte du trésor funéraire du pharaon au destin tragique et de
dénouer les fils du mystère entourant la vie et la mort de Toutânkhamon.

Toutânkhamon, l’expérience immersive pharaonique est une aventure ludique et pédagogique pour
toute la famille ! Au sein d’une reconstitution du tombeau du pharaon Toutânkhamon, sur une surface de
3.000 m2, les apprentis explorateurs démarreront cette expédition immersive depuis la tente du
célèbre explorateur anglais Howard Carter, découvreur de la tombe. Armés d’un plan du tombeau et d’énigmes à résoudre tout au long du parcours, ils traverseront l’Antichambre, l’Annexe puis la Chambre funéraire où ils découvriront le précieux sésame pour enfin accéder au Trésor, l’ultime pièce abritant le reste des objets inestimables du tombeau.

Elle présente plus de 1.000 pièces et objets exceptionnels trouvés dans la tombe du pharaon méticuleusement reproduits à l’identique. Ces répliques ont été reconstituées dans les Ateliers du Musée du Caire sous la direction du Docteur Atef Abdel Shafi par des artistes et artisans égyptiens pendant six ans. La découverte du trésor est accompagnée d’une projection cartographique monumentale de 200 m2 qui illustre le voyage mythologique de Toutânkhamon dans l’Au-Delà. Une odyssée pour les yeux et l’âme qui promet d’offrir aux petits et grands un moment d’une magie exceptionnelle. Cette reconstitution immersive offre une opportunité unique de vivre une aventure archéologique authentique, pédagogique et ludique, qui invite à la curiosité et à la connaissance.

Archéologue et égyptologue, Bénédicte Lhoyer est conseillère scientifique de Toutânkhamon, l’expérience immersive pharaonique. Chargée de cours à l’École du Louvre et chargée de projet au musée
de Picardie (Amiens), elle participe également à des fouilles en Égypte et au Levant. Elle a déjà été conseillère scientifique de l’exposition Ramsès et l’Or des Pharaons (2023).
«Je suis ravie de participer à cette aventure immersive qui offre au plus grand nombre l’opportunité
de pénétrer dans le tombeau mythique de Toutânkhamon. Mon rôle consiste à apporter mon
expertise scientifique dans la reproduction du tombeau et de la fouille d’Howard Carter, veiller à la
cohérence de la présentation mais aussi apporter un souci de véracité à travers les répliques exceptionnelles présentées. Ce trésor et le destin tragique de ce pharaon ne peut que passionner les
foules !
», déclare Bénédicte Lhoyer.

Photos : ©Francis Barria

LES GALERIES MONTPARNASSE – 22, RUE DU DÉPART 75015 PARIS
MÉTRO : MONTPARNASSE-BIENVENÜE – LIGNES 4, 6, 12 ET 13
DATE DE DÉBUT DE L’EXPÉDITION IMMERSIVE : SAMEDI 3 FÉVRIER 2024
LANCEMENT DU SITE ET OUVERTURE DE LA BILLETTERIE EN LIGNE : JEUDI 30 NOVEMBRE 2023
www.toutankhamon-experience.com 

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Momus, une maison de cafés d’auteurs

Lionel Giraud a créé une maison de café parisienne : MOMUS. Il s’est lancé dans l’aventure avec Daniela Capuano, torréfactrice, Meilleure Ouvrière de France, dont les grands parents sont caféiculteurs au Brésil.

Momus ce sont des cafés de spécialité, entendez par là que ce sont des cafés faits avec des méthodes raisonnées : agroforesterie, biologique, label Demeter… bref des méthodes respectueuses de la planète mais aussi de ceux qui la travaillent. Momus sont des cafés pensés comme des livres d’auteurs. Ce sont des petits lots de cafés sélectionnés, des torréfactions spécifiques, torréfié à Bordeaux par Daniela, car Bordeaux est la région du café, la plupart des importateurs de café sont là bas. On a goûté les cafés de MOMUS, on a adoré la démarche.

Dans la boutique MOMUS, située rue des Martyrs à Paris, vous pouvez découvrir les différents cafés que propose Daniela, mais vous pouvez aussi devenir l’auteur d’un café, personnalisé jusqu’au nom et à son étiquette. Un processus ludique et qui permet de s’approprier l’assemblage du café que l’on invente et que l’on voit se réaliser dans l’instant. C’est plaisant, et cela permet de créer un café comme on pense un cadeau fait main pour un ami, ou un membre de sa famille. Il y a la méthode classique donc, avec la tablette de la boutique, un algorithme et quelques étapes simples qui guident dans la création ou alors la possibilité de faire appel aux talents de Daniela, MOF torréfactrice, pour aller plus loin encore dans la précision de notre envie, de la vision que l’on se fait du café à venir. Daniela cisèle ainsi l’assemblage de notre café.

Depuis peu MOMUS s’est associé à PLAQ, pour créer un chocolat Gran Nativo 74% du Pérou, pour une association café chocolat des plus exquises, un plaisir à découvrir sous forme de palet avec une tasse de café, sur place ou a emporter en plaquette pour la maison. Pour les plus gourmands, vous trouverez aussi des madeleines faites à quelques pas de la boutique par, dit-on, le meilleur artisan de la madeleine. Une exclusivité de Noël : un café spécialement pensé pour les fêtes : rond, chaud, réconfortant.

Nous sommes donc allé à la rencontre de Lionel Giraud, son créateur :

– Comment vous êtes vous intéressé au café ?
Dans les étoilés, il y a des cartes des vins immenses, des propositions de thés par dizaines et pour le café, il n’y a pas ou peu de choix. Il y avait donc quelque chose à faire !


– Comment est né l’idée de MOMUS ?
Comme pour vous avec votre magazine. Un soir avec des copains autour d’un repas festif, on a fait naître l’idée d’ouvrir un coffee shop. Une amie revenue de New York, nous disait qu’elle buvait un café excellent sur la 5ème avenue, mais que ici à Paris, c’était quasi impossible de trouver un vrai bon café. Elle nous a dit alors : « Ouvrons un vrai coffee shop ! ». Mais des coffee shops il y en dans tous les arrondissements « bobo » de Paris. Le truc qui manque, c’est une belle marque de café. On a donc eu envie de monter une marque de café comme une maison d’édition : on source des matières premières d’exception, on va chercher des créateurs, et on leur donne carte blanche pour créer leur café et ils le signent pour nous. Momus est une marque « friends & family », en fond propre. On veut que ce soit clean et aligné. On va ouvrir 2, 3 boutiques et faire de belles collaborations. Comme avec Baccarat, on leur a créé un café. On est dans une idée de sur-mesure.


– Qui a créé pour vous ?
Nos premiers créateurs, auteurs sont Daniela Capuano notre MOF torréfactrice, un chef, un Directeur artistique, Olivier Saillard (patron du Palais Galliera, aujourd’hui DA de Weston) qui a une vrai sensibilité sur ce produit, un parfumeur français… On a envie de croiser les univers.


– Vous faites des créations « d’auteurs » notamment avec le sommelier Gwilherm de Cerval, qu’en est il ?
La création avec Gwilherm, c’est sa volonté de se rapprocher de la démarche du vin, donc il a choisi un Monocépage. Il veut travailler l’idée du millésimé. Il veut montrer en ne changeant aucune variable ce qui impact le millésime. Au bout de 5 ans on fera une verticale : une dégustation de ce café, année par année de récolte, comme cela se fait avec le vin. On a fait ce café avec un super producteur : une ferme de Pedra Azul, Camocin au Brésil. Tout y est fait en biodynamie, située à 1700 mètres d’altitude. Gwilherm voulait un café puissant avec des notes acidulés. C’est une affaire à suivre.

– Comment avez vous fait découvrir votre marque ?

La France est super en retard sur le café de spécialité. On a fait un popup store au Bon marché, pendant 4 mois. C’était notre première boutique physique. Et on a vu que cela prenait. On ne s’était pas trompé. Ouvrons une boutique ! J’ai envie de faire connaître la marque, d’expliquer notre démarche. Il faut expliquer pourquoi les grands crus de café sont chers. Pour cela on a ouvert une boutique où l’on peut déguster nos cafés, et rencontrer notre MOF torréfactrice, Daniela.


– Quel est le plus de Momus ?
Vous pouvez créer votre café en boutique, votre propre assemblage. Lorsque vous venez, il y a 12 cafés différents qui tournent à la boutique, et en fonction de vos goûts, on compose votre café et on crée une étiquette personnalisé. On a envie de faire du café un objet unique, un cadeau. Notre petit rêve, c’est que vous puissiez venir dîner chez vos amis avec un paquet de café à la place de la classique bouteille de vin. On peut aussi commander en ligne, s’abonner pour s’assurer d’être approvisionné en café régulièrement. Sur le site il y a des tutos pour les différentes façon de préparer le café, selon les machines. Mais vous pouvez aussi organiser un rendez-vous avec un barista pendant 30min en visio pour vous expliquer comment mieux préparer votre café.

Parlez nous de votre première boutique rue des Martyrs :
Il y a donc nos 12 cafés sur place. Vous pouvez tous les gouter. C’est un lieu de dégustation et de découverte. Il y a un barista pour vous accompagner dans la dégustation, mais aussi dans la création de votre café, si vous le souhaitez. La boutique n’est pas grande, mais il y a assez de place pour se poser et pour déguster.


La boutique Momus : 44 rue des Martyrs, 75009 Paris

Article écrit par Alexis Dumétier

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ArchivesMagazineSoins & Parfums

L’ATELIER PARFUM : le luxe abordable

Créés au sein d‘ateliers parisiens, les parfums de l’Atelier Parfum sont une invitation au voyage, celui des sens. Entre rêve et romantisme, audace et excellence, Paris, dont les rues ont été foulées par les plus grands créateurs, n’a pas fini de les inspirer. Mais le voyage ne s’arrête pas là. C’est en effet à Grasse, capitale de la parfumerie, que la fabrication des essences de l’Atelier Parfum est réalisée par le meilleur de l’artisanat français.

L’Atelier Parfum, fait  appel à des parfumeurs de renom, qui ont pour unique contrainte, celle de ne pas en avoir. Inspirés et audacieux, ils réinventent les règles du jeu pour créer en toute liberté des fragrances toujours plus surprenantes. Tenue parfaite et sillage enivrant, les parfums ont ce petit « je ne sais quoi », qui fait toute la différence. Autant éphémère qu’éternelle, la rencontre avec un parfum est un moment suspendu, précieux parfois bouleversant. Narrateur d’histoires, le parfum a l’Art de dévoiler l’intime et l’indicible. Il traduit qui nous sommes, qui nous voulons être ou encore paraître. C’est un choix conscient qui révèle nos convictions. L’Atelier Parfum propose des fragrances comme nulle part ailleurs.

Afin de respecter les normes en vigueurs et dans le respect de la nature, L’Atelier Parfum sélectionne soigneusement des ingrédients naturels de la plus grande qualité, provenant de France et du monde entier, et a fait le choix de collaborer avec la maison familiale Grassoise Robertet, institution au savoir-faire exceptionnel et unique au monde depuis plus de 170 ans. Dans cette même optique, les matières premières sont issues d’un approvisionnement éthique et responsable, et les formules sont constituées avec 90 % d’ingrédients d’origine naturelle. L’Atelier Parfum a choisi la transparence la plus complète, et ce, dans une volonté de proposer une gamme de produits aussi clean pour le client, que pour la planète.
Parabènes, PEG, Phtalates, Silicones, BHT, BHA, EDTA, Phenoxyethanol… Cela ne vous dit rien ? Aucune importance, car vous ne les trouverez pas dans ces parfums. En effet, nous n’utilisons aucun colorant synthétique, ni potentiel perturbateur endocrinien, agents irritants ou polluants. Le sourcing de l’Atelier Parfum favorise la qualité, la durabilité, la traçabilité de chaque ingrédient. 100 % Vegan — nous n’utilisons aucun composant d’origine animale et nos formules ne sont jamais testées sur les animaux.

L’Atelier Parfum fait de la Haute Parfumerie dans le respect et la bienveillance. Tous les fournisseurs sont certifiés, et partagent les valeurs de la marque, comme le respect de l’environnement. L’Atelier Parfum privilégie l’approvisionnement local, en France et en Europe, afin de limiter l’empreinte carbone, ainsi que l’utilisation du plastique, en privilégiant des matières naturelles, comme le bois pour le capot (le bouchon des bouteilles de parfum), ou encore le cellophane biodégradable. Les flacons en verre, sont fabriqués en France et en Allemagne. Ils sont entièrement recyclables, et les étuis en cartons sont faits à partir de papier certifié FSC, issu de forêts éco gérées. L’ATELIER PARFUM, minimise au maximum son impact sur la nature et vous parfume en prenant soin de la vôtre.

 

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Sothys et Eden Park : la nouvelle gamme de soins pour les hommes

Sothys, le spécialiste du soin à la française depuis plus de 75 ans et Eden Park, spécialiste de l’élégance et du vêtement haut de gamme ont décidé d’unir leurs expertises pour proposer une nouvelle gamme de produits de soins pour les hommes. Des produits à découvrir en magasins, en instituts et en spas. C’est également une merveilleuse occasion de découvrir le nouvel institut Sothys, totalement réaménagé, au 128 Faubourg Saint-Honoré.

Un lieu d’exception

Aller à l’institut, c’est découvrir l’Excellence de l’univers Sothys. Vitrine mondiale de la marque, ce lieu d’exception au cœur du 8ème arrondissement, offre une parenthèse de bien-être pour le corps et l’esprit. Chez Sothys, le Luxe expérientiel est quelque chose d’unique, qui permet à chaque client de découvrir l’ADN de la marque, de créer des impressions durables. Le but est d’offrir une expérience holistique, synonyme d’une excellence globale, en inaugurant un lieu où le client est pris en charge et conseillé par des expertes qui partagent leur passion.

Un partenariat comme une évidence

Voilà pourquoi Sothys s’est associé à la marque Eden Park car leur sens des valeurs est le même. Eden Park, fondée par les deux rugbymen internationaux du Racing, Franck Mesnel et Eric Blanc, développe depuis près de 40 ans des valeurs qui résonnent naturellement avec celles de Sothys. Les deux marques partage le même attachement pour l’art de vivre à la française, l’exigence et la créativité, le bien-être, l’élégance, un attachement singulier à Paris et le désir de se tourner vers l’international.

L’offre cabine visage et Corps Sothys – Eden Park

Sothys prend soin des hommes et propose un soin spécifique visage et un soin spécifique corps ainsi que l’ensemble de sa carte au masculin.


SOIN VISAGE ÉNERGISANT : Nettoyage, gommage, masque personnalisé,
massage et final hydratant jeunesse, le soin idéal pour la peau des hommes en
quête d’éclat et de relaxation. Prix à L’Institut Sothys Paris : 115 €

SOIN CORPS : Plongez dans la relaxation à travers ce massage aux notes
hespéridées, musquées et boisées dans ce soin capsule. Un pur moment de
détente. Prix à L’Institut Sothys Paris : 135 €

 

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Les terrasses du Grand Véfour pour l’été

La terrasse du Grand Véfour est enfin ouverte pour profiter des rayons de soleil ! L’été s’est fait attendre, mais ça y est, il est là, et on est tous à la recherche de spot pour se prélasser, profiter d’un verre en terrasse ou encore mieux d’un déjeuner d’exception sous un grand ciel bleu. Le Grand Véfour, restaurant mythique du Palais-Royal, possède deux terrasses, l’une couverte et l’autre sur le jardin du Palais Royal. Un lieu idéal pour vivre un Paris historique et enchanteur. Depuis 2011 Guy Martin est aux commandes du Grand Véfour, en plus d’en être le propriétaire. Il est un ambassadeur de la cuisine française dans le monde.

 

Une table qui fait le funambule entre tradition et inventivité

La carte du Grand Véfour est un porte drapeau des saisons et de la gastronomie française : œuf mollet, foie gras, terrine, bouillon, épaules d’agneau de Lozère, cuisse de poulet, filet de canette, fraisier, éclair à la vanille, profiterole…Mais aussi inventive et nourrit d’influences asiatiques notamment : thon mi-cuit mariné au gingembre, Daurade royale et sa vinaigrette au miso,…Le chef Guy Martin joue entre tradition et modernité. Vous avez le choix, avec la carte, des menus qui changent tous les jours, et en plus vous avez les grands classiques du Chef à disposition.

 

Notre dégustation

Nous avons dégusté selon l’humeur du chef un œuf mollet sur une purée de fenouil, avec un twist intéressant et surprenant mangue et coco. Cela apporte une touche sucré salé et une pointe acidulée qui se marie bien avec l’œuf et sa texture mollet. Ont suivi deux entrées iconiques du chef Guy Martin  : l’oursin oeuf de caille, caviar et arlette à l’algue, un terre mer délicat et réussi, ainsi que les ravioles de foie gras de canard, crème foisonnée truffée, une réussite, qui tient le gras le foie gras dans sa consistance, la truffe souligne avec élégance ce plat. Ces entrées ont été astucieusement accompagnés par la sommelière par un blanc Côte de Toul de Lelièvre, Auxerrois, vin fin et léger sur la pomme, la mirabelle, avec une pointe agrumes acidulés, très juste pour porter ces entrées entre terre et mer.

 

Nous avons poursuivi dans ce cadre historique notre repas avec un plat noble et parfaitement de saison : homard bleu breton sur son lit d’asperge. La cuisson du homard est superbe et en révèle toutes les saveurs et la texture gourmande, une réduction citronnée donne beaucoup de peps, mais pas trop et soutient ainsi l’amertume douce des asperges vertes. La sommelière propose Domaine Lacoste, Grand vin blanc, de 2021, brioché, miélé et avec une belle tension, une belle minéralité, il accompagne parfaitement le homard.

Puis nous avons conclu par une farandole de dessert, du très gourmand Profiterol qui m’a réconcilié avec ce classique en passant par les blancs en neige sur fruits rouges, fraîche et désaltérante sur une fin de repas. Sans oublier une fraîche et inventive Piña Colada, tartare d’ananas, rhum citron et piment d’espelette, que l’on a particulièrement aimé. Et pour accompagner ces desserts un muscat beaumes de venises du domaine des bernardins, 2021. Sa robe rose pâle surprenant, mais le nez est tout de suite flatteur et gourmande fruits mûres : abricot et poire, en bouche très belle fraîcheur avec des notes de raisins de Corinthe.

Un grand restaurant ne peut pas avoir de mauvais desserts. Guy Martin veille à cela tout en proposant jusqu’à la fin du repas un jeu de funambule entre tradition et innovations réussies.

Pour finir le repas en terrasse, le restaurant possède une cave à cigare, petit plus d’élégance pour les connaisseurs.

Le Grand Véfour : L’histoire d’une icône culinaire au cœur de Paris

Situé dans le Palais-Royal, au cœur de Paris, Le Grand Véfour est l’un des restaurants les plus emblématiques et historiques de la capitale française. Depuis plus de deux siècles, cet établissement prestigieux a accueilli des clients du monde entier, offrant une expérience gastronomique inoubliable associée à un décor magnifique et à une riche histoire.

L’histoire du Grand Véfour remonte à l’année 1784, lorsque le restaurant a ouvert ses portes pour la première fois sous le nom de « Café de Chartres« . À l’époque, le lieu était un rendez-vous prisé des intellectuels et des artistes de renom, tels que Voltaire et Rousseau. Cependant, ce n’est qu’en 1820, lorsque le restaurateur Jean Véfour prit la direction de l’établissement, qu’il acquit sa réputation légendaire.

Jean Véfour transforma le Café de Chartres en un lieu de rencontre pour les élites parisiennes. Grâce à son talent culinaire exceptionnel et à son sens de l’hospitalité, il attira rapidement une clientèle prestigieuse, comprenant des personnalités telles que Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais. Le restaurant devint rapidement l’un des endroits les plus en vogue de la ville, fréquenté par la haute société et les célébrités de l’époque.

Au fil des ans, le Grand Véfour a continué à prospérer, avec différents propriétaires qui ont préservé son héritage culinaire et son charme intemporel. En 1828, le fils de Jean Véfour, Antoine Véfour, prit les rênes de l’établissement et apporta de nouvelles innovations à sa cuisine. Il introduisit des plats classiques français tels que le consommé de volaille, la sole meunière et la crème brûlée, qui devinrent rapidement des signatures du restaurant.

Le restaurant a également connu des moments de gloire pendant la Belle Époque au tournant du XXe siècle. Des personnalités telles que Sarah Bernhardt, Victor Hugo et Colette y ont régulièrement dîné, contribuant ainsi à sa renommée internationale. Le Grand Véfour est également apparu dans plusieurs œuvres littéraires, notamment dans les romans de Balzac et d’Émile Zola, ce qui lui a conféré une aura de légende.

Au fil des décennies, le Grand Véfour a su maintenir sa réputation de restaurant d’exception. En 1947, Raymond Oliver, un chef renommé, prit les rênes de l’établissement et ajouta sa propre touche à la cuisine. Il décrocha trois étoiles au Guide Michelin, une distinction prestigieuse qui ne cessa de renforcer la renommée du restaurant.

De nos jours, le Grand Véfour continue d’émerveiller les gourmets du monde entier avec sa cuisine raffinée et son atmosphère intime. Le restaurant a conservé son décor d’origine, avec ses boiseries, ses miroirs dorés et ses banquettes de velours rouge.

Un chef c’est aussi une belle équipe en salle, ici c’est le cas, Henry Delaunay mène avec attention et bienveillance les festivités, surtout avec discrétion et élégance.

Article réalisé par Alexis Dumétier

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Orient Express Silenseas : le plus grand voilier au monde

Orient Express perpétue sa légende commencée il y a 140 ans avec le lancement du plus grand voilier au monde, Orient Express Silenseas. Une révolution dans l’histoire maritime, et un projet fabuleux qui repousse les limites du possible. Né d’une association tricolore unique entre Accor, leader mondial de l’hospitalité, et les Chantiers de l’Atlantique, leader incontournable de la construction de navires de croisières, ce voilier du futur, hors normes et aux intérieurs spectaculaires, prendra la mer en 2026.

« Avec Orient Express Silenseas, nous ouvrons un nouveau chapitre de notre histoire : l’expérience et l’excellence du voyage de luxe transposées sur les plus belles mers du monde. Ce voilier exceptionnel, aux racines ancrées dans l’histoire d’Orient Express, proposera un service inégalé et des espaces aux designs raffinés, rappelant l’âge d’or des croisières mythiques. Un voilier conçu pour laisser place aux rêves, et un écrin accueillant le meilleur des savoir-faire tricolores. » Sébastien Bazin, Président-directeur général, Accor.

« Avec la signature de cette lettre d’intention de commande portant sur deux voiliers, Chantiers de l’Atlantique est fier d’ouvrir une nouvelle ère de l’industrie de la construction navale avec Silenseas. Ce concept né dans nos bureaux d’études en 2018 est la quintessence de nos savoir-faire dans les domaines de l’architecture navale, de l’armement de coques sophistiquées, ainsi que de l’agencement de locaux luxueux. De surcroit l’installation de trois gréements SolidSail, système révolutionnaire de propulsion vélique de 1500m2 unitaire dont nous avons développé et testé un premier prototype, permettra de contribuer très significativement à la propulsion du navire. Associé à une propulsion hybride fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL), Silenseas sera ainsi le navire référence en terme environnemental. » Laurent Castaing, Directeur Général, Chantiers de l’Atlantique.

1867, Georges Nagelmackers, découvre les États-Unis en embarquant à bord des navires transatlantiques rejoignant l’Europe à l’Amérique. Le fondateur des trains de l’Orient Express découvre l’ambiance des suites luxueuses des voyageurs, aux décors fastueux, la vie mondaine des restaurants et l’atmosphère unique des salons, des bibliothèques et lieux de divertissement. Une expérience du voyage en mer qui l’inspirera plus tard, en 1883, avec le lancement de son train de légende : l’Orient Express.

Inspiré par l’âge d’or de la French Riviera, Orient Express Silenseas rappellera l’époque où écrivains, artistes, peintres, souverains et stars de cinéma découvrent entre Monte-Carlo, Saint-Tropez, le Cap d’Antibes, Cannes et sa croisette, un raffinement teinté d’insouciance et de joie de vivre, appelant à l’évasion.

Trésor des mers de 220 mètres de long (pour un tonnage de 22.300 UMS), il célèbrera tout l’Art du Voyage selon Orient Express à travers ses 54 Suites à la superficie moyenne de 70 mètres carrés, dont sa Suite Présidentielle monumentale de 1415 mètres carrés (dont 530 mètres carrés de terrasse privative). Ses 2 piscines dont un couloir de nage, ses deux restaurants et son bar speakeasy viendront ajouter à la quintessence du luxe, du confort absolu et du rêve.

Hommage aux artistes et à la culture, Orient Express Silenseas invitera à l’univers du spectacle au sein de son Amphithéâtre-Cabaret et d’un studio d’enregistrement privé. Une expérience de voyage inédite rythmée par les vents, où soins au Spa, séances de méditation et escales à la découverte des trésors culturels participeront à se déconnecter du temps.

Capitalisant sur l’expérience des acteurs de la course au large, Orient Express Silenseas voguera grâce à des voiles à la conception technologique révolutionnaire ‘SolidSail’ : trois voiles rigides d’une surface de 1500 mètres chacune se hisseront sur un gréement à balestron, aux 3 mâts inclinables culminant à plus de 100 mètres de haut, pouvant assurer dans des conditions météorologiques adaptées jusqu’à 100% de la propulsion. Pour un voyage en mer plus respectueux de l’environnement, une formule hybride combinera l’énergie vélique à un moteur « State of the art » fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL) et permettra l’utilisation de l’hydrogène vert une fois les technologies admises pour un navire océanique à passagers.

Nouvelle prouesse des Chantiers de l’Atlantique, ce voilier du futur, dont le premier exemplaire sera livré en mars 2026, associe les meilleurs talents français. L’architecte Maxime d’Angeac en conçoit ainsi l’agencement intérieur et les décors, tandis que l’agence de design nantais Stirling Design International en dessine les lignes extérieures. Hetland Maritime a également accompagné Accor dans la mise en place du projet et les discussions avec les Chantiers de l’Atlantique. L’ensemble du projet est financé à hauteur de 70-80% par des banques commerciales, le reste étant apporté par un consortium d’actionnaires au sein duquel Accor participera de façon minoritaire.

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Froid… casquettes, bonnets ou chapeaux: le style compte !

Le froid est là, et l’Hiver s’installe. On ressort les manteaux, les gros blousons, et surtout les classiques casquettes, les bonnets, et aussi les chapeaux qui font un vrai retour dans le vestiaire masculin. Que vous soyez d’un style classique, ou plutôt rock; que vous soyez skateur ou bobo chic, sportif ou adepte du look « Peaky Blinder », il y a fort a parier que vous portiez un modèle de chapeau, de bonnet ou de casquette. Le couvre chef est un peu comme le point sur le i, alors voici une petite sélection pour terminer avec style vos prochaines silhouettes.

On commence notre lutte contre le froid avec AMI et son bonnet « Ami de cœur »

Un classique du Street style avec ce bonnet Carhartt

Une des nouvelle tendance avec ce bonnet « Docker » de chez Draeger.

 

On décroche le pompon avec ce bonnet Lanvin en sherling

On revient vers la classique casquette de baseball avec BoohooMan

On continue avec cette très belle casquette militaire « Helsinki » en cashmere de chez Lock&Co sera parfaite pour vous protéger du froid.

Le classique modèle de la casquette de baseball sublimé par le tweed de chez Saint Laurent

Une autre casquette de baseball par Father & Sons

La Cerise sur le Chapeau propose cette casquette « Majesté »

Enfin, une casquette en tweed de type « Gavroche« , bien connue des amateurs de « Peaky Blinder » de chez Ralph Lauren

Et voilà le premier chapeau de notre sélection. Un chapeau en feutre de chez Anthony Peto.

Un grand classique twisté d’un détail brodé de la grande maison Borsalino

The Kooples propose ce modèle avec un ruban graphique.

On termine cette sélection par le classique des classique: le modèle « Cow-boy » de chez Stetson

Vous voila parez pour lutter contre la rigueur de saison avec élégance. Quel que soit votre style ou votre tribu, nous espérons vous avoir présenté un choix assez large afin que vous puissiez y trouver l’accessoire qui vous convient. Il est toutefois important de ne pas suivre la mode sauf si elle vous plait. Car comme le disait Coco Chanel : »La mode se démode, seule reste l’allure« . Mais avons-nous vraiment besoin de vous le rappeler ?

 

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CHMPS ?! PARISSE revisite le pantalon cargo

CHMPS ?! PARISSE ressort le pantalon cargo des placards pour des looks masculins so 90’s ! Longtemps oubliée, la tendance mode des années 90 fait son grand retour sur les catwalks & les shows des Fashion Week du monde entier ! Lors de la Paris Fashion Week, les plus grandes maisons de couture ont sorti du placard ce vêtement longtemps boudé et qui avait semble t-il perdu tout intérêt avec sa coupe droite et fuselée, légèrement resserrée en bas, et ses poches plaquées. Une silhouette de néo-baroudeur pour ajouter une dose de cool à sa tenue. Un joli streetwear chic qui a séduit les cool kids de toute la planète. Alors il est temps de dire bonjour aux pantalons cargo qui reviennent en force dans notre dressing masculin.

CHMPS ?! PARISSE, la marque de luxe parisienne, s’inspire de cette tendance 2022. Lors de son défilé “Un Hiver Particulier” qui a eu lieu le 27 Septembre dernier lors de la Paris Fashion Week, Chmps?!Parisse a marqué les esprits en dévoilant plusieurs silhouettes composées de pantalons cargo. Emblème du street style et de la mode urbaine, adulé des skateurs et du mouvement Grunge, il se portait à l’époque avec des tee-shirts informes et des chemises à carreaux façon bucheron Canadien. Aujourd’hui, il redevient tendance et même s’il tire son origine de la pop culture, il est désormais en cuir de couleur, blanc ou kaki, noir pour un look plus « classique ». Fini le boutonnage, il se ferme par un lien à la taille, un peu comme un pantalon de jogging. Il s’associe à un pull oversize en laine écru, ou un col roulé noir avec une veste en jeans délavée, et même si il peut toujours se porter avec des Doc Martens, associez le plutôt avec votre paire de sneakers préférées.


De New York à Londres, et de Dubaï à Tokyo ; les créations CHMPS ?! PARISSE ont été mises en vente sur le site de la marque à l’issue du défilé à Paris, capitale de la mode. La collection CHMPS ?! PARISSE va marquer vos esprits et votre garde-robe.

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