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PHOTO GHOST OF TSUSHIMA

Ghost of Tsushima est le dernier grand jeu (un triple A) de la PS4. Cela en fait un jeu historique avant même d’allumer la console. Mais bien au delà de l’attente que Ghost of Tsushima a généré, il est une expérience à part dans le monde vidéo-ludique de part son univers et sa réalisation graphique et sonore. J’ai joué durant plus de 15 heures à ce jeu avant de vous livrer ce test et ces images exclusives pour Blake mag, qui seront sans aucun Spoiler.

Ghost of Tsushima nous plonge dans un Japon médiéval, réaliste. Nous sommes durant l’invasion mongole de l’île de Tsushima, au 13ème siècle. Le héros Jin Sakaï, est un samouraï qui fera tout pour défendre son île face à l’invasion mongole.  On peut qualifier ce jeu de “Assassin creed like”. On joue avec son personnage en vue à la 3ème personne et on évolue dans un monde ouvert avec une histoire principale et une grande flopée de quêtes annexes.

La première chose qui m’a marqué en jouant au jeu, ce sont les décors magnifiques de cette île japonaise, la féerie qui se dégage des chevauchés de Jin dans les pleines et les montagnes de Tsushima, la délicatesse de la nature, le soin apporté à retranscrire l’univers du Japon médiéval. Le tout soutenu par une bande sonore magistrale, qui à elle seule nous fait voyager et donne à Ghost of Tsushima une dimension cinématographique.

Cette volonté de se rapprocher d’une expérience filmique, digne des grands réalisateurs japonais, est marquée. Le studio Sucker Punch, qui est à l’origine du jeu, ne s’en cache pas : il est possible d’activiter un mode Kurosawa.

Akira Kurosawa est grand réalisateur classique japonais de films de samouraïs à l’esthétique « noir et blanc » légendaire.

Une fois le mode Kurosawa enclenché le jeu se met alors en noir et blanc avec des effets de vieille pellicule, même le son est légèrement distordu. Le rendu est bluffant.

De plus, un mode photo permet de faire des saisies d’écran de phase du jeu en pouvant modifier quasiment tous les paramètres à l’image : point de vue, vent, particules, focale de l’objectif, conditions climatiques, filtres colorimétriques,…

Ce mode montre à quel point les équipes de Ghost of Tsushima ont mis l’accent sur l’esthétique de ce jeu, et à quel point il leur tenait à cœur de retranscrire l’ambiance des films de samouraïs. Et cela est particulièrement réussi. Cette vidéo vous montre justement quelques extraits du mode Kurosawa :

Pour ne pas gâcher le rendu graphique du jeu à l’écran, pas de marqueur grossier, mais pour vous guider sur vos différents objectifs, un vent stylisé avec élégance et qui permet de rester immerger dans l’ambiance de Ghost of Tsushima.

La B.O de Ghost of Tsushima est l’oeuvre de deux compositeurs : Ilan Eshkeri et de Shigeru « Ume » Umebayashi. La bande-son est tantôt puissante, mélodique, intense et parfois même onirique dans les moments contemplatifs. Les compositeurs ont puisé dans les gammes musicales et les instruments traditionnels japonais, pour un rendu envoutant et très réussi. L’un des points forts de ce jeu. En voici un extrait : https://soundcloud.com/playstation/ghost-of-tsushima-ost-preview-bushido

On peut choisir de mettre le jeu en japonais sous-titré pour garder une touche d’authenticité supplémentaire.

Vous l’aurez compris ce jeu à une direction artistique réussi et vous emmènera dans une aventure à part.

Mais qu’en est-il du game play de Ghost of Tsushima?

Pour ce qui est de la jouabilité : elle est bonne, car rapidement on prend le personnage en main. Au fur et à mesure de l’avancé du jeu, on acquiert diverses compétences qui permettent de pratiquer diverses techniques de sabres (qui est l’arme principale). Il faudra rivaliser d’adresse pour passer de l’une à l’autre de ces techniques pour venir à bout de nos ennemies. Aucune possibilité de locker les ennemies et cela est aussi déroutant que plaisant car c’est vous qui décidez de l’axe d’assaut de votre personnage. Jin, le héros de Ghost of Tsushima peu attaquer de front ou choisir une approche plus “Infiltration” et presque tout le temps vous aurez assez de l’attitude pour faire votre choix,  ce qui est un bon point. Des batailles plus épiques ont lieu : on se retrouve à attaquer à plusieurs des places fortes mongoles, toujours soutenu par la bande son qui se fait alors héroïque.

Ghost of Tsushima_20200627143906

L’arsenal de Jin se complète petit à petit et permet ainsi de passer d’une attitude furtive à une attitude conquérante : sabre, arc, fléchettes empoisonnées, utilisation de la poudre noire de diverses façons,…

Le seul bémol est la dynamique de la caméra durant les combats. Cette dernière est libre, c’est vous qui la commandez, et vous vous retrouvez souvent avec la caméra qui voit la scène cachée par des textures de décors. Un coup de main à prendre.

Pour ce qui est des tenues et autres customisations du personnage elles sont nombreuses et de toutes beautés : des tenues traditionnelles, des armures de samouraïs, des masques, des bandeaux, des chapeaux,…qui vous plongent encore un peu plus dans un univers japonisant.

Le monde ouvert de Ghost of Tsushima est riche d’aventures variées qui confèrent à ce jeu une très belle durée de vie en plus de l’histoire principale, même après le générique de fin. L’étendue de l’île et la beauté de ses paysages poussent à l’exploration (sur la carte embrumée, on découvre les détails qui la composent quand on traverse les étendues de la carte) et on se prend vite à vouloir tout faire. Cependant, quand vous êtes engagés dans l’histoire principale vous ne pourrez vous en écarter que très très peu sous peine de vous voir rappeler à l’ordre par un compte à rebours stricte … vous obligeant à revenir dans le chemin de la quête en cours. Un manque de souplesse parfois frustrant.

Le vrai point faible du jeu, il en faut bien un : c’est l’intelligence artificielle de vos ennemies. Cette dernière passe de très vigilante à peu notable. Mais la beauté du jeu, son histoire, ainsi que le rendu de l’ambiance de ce Japon féodal vient effacer ce petit désagrement très vite tant on se laisse entrainer dans l’histoire riche et l’évolution de Jin, notre héros.

Une autre facette de Ghost of Tsushima qui le rend unique et beau, ce sont ces moments de contemplations où le jeu vous invite à vous poser : méditations, baignade dans des onsens, compositions de HaikuS (petits poèmes japonais). Des instants très rares dans les jeux vidéos et qui font de Ghost of Tsushima un jeu à part.

Vous l’aurez compris, j’ai été envoûté par ce jeu, je suis certes un amoureux de la culture nippone et de cette période du Japon moyen âgeux, mais il est indéniable que Sucker Punch à réussi un très beau travail sur Ghost of Tsushima et que ce jeu vous emmènera dans une aventure unique, riche et inoubliable pour de longues heures de jeu.

Article écrit par Alexis Dumétier

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